Junho 18, 2023

Swimrun Tamega, la parenthèse portugaise inattendue

Avec les copains de la team Swimrun Côte d’Azur lorsque nous nous sommes inscrits au swimrun Tamega en avril dernier c’était plus par dépit dû à l’annulation du swimrun Lac de Vassivière que par réel intérêt pour un swimrun dont nous n’avions jamais entendu parler mais qui était au programme des courses Otillo Merit 2023.

Christophe Charpentier et Benjamin De Oliveira dans l’ascension vers l’église

Et finalement quelle fut notre merveilleuse surprise de découvrir la région de Porto et ses environs. Un déplacement pas si difficile au regard des 8h de voiture qui nous attendaient pour rejoindre initialement le Limousin.

La ville de Porto est bien desservie depuis les principaux aéroports Européens, de Nice, en moins de 2h, nous nous retrouvons sur le tarmac de l’aéroport et récupérons facilement notre véhicule de location.

Direction notre hébergement, une Finca, authentique exploitation agricole aujourd’hui dédiée au tourisme vert . À moins d’une heure de Porto. Le dépaysement est assuré, nous logerons  dans d’authentiques maisons en pierres au sein d’un domaine verdoyant de 54 hectares avec piscine.

Antonio, notre hôte, un pur cru local de 84 ans nous accueille chaleureusement dans un français parfait et grâce à lui nous nous retrouvons pour le déjeuner dans un restaurant traditionnel avec vue panoramique, surplombant la starting-line de demain, à l’embouchure du Tamega dans le Douro. Au menu la spécialité portugaise le baccalau, un veritable délice pour les papilles.

Totalement repus par notre copieux repas, nous rejoignons, à quelques kilomètres de là, le site de remise des dossards sur les bords du fleuve où nous retrouvons des têtes connues, nos copines Anouch et Emily, venues chercher une qualification directe au WC Ötillö, les Vieux Neptuniens, véritables globe trotters du swimrun et quelques Formules 1 du circuit comme Mathieu ou Eugénie et notre photographe, ambassadeur Swimrun France, l’infatigable Jean Marie.

La dotation athlète regorge de cadeaux : teeshirt, bouée, gourde en verre. Ça fait toujours plaisir. Comme d’habitude les discussions vont bon train au sujet de la température de l’eau et de la tenue adéquate, combie or not combie ?

Dimanche matin : jour de course

Chacun fait son choix sur la tenue, en essayant de ne pas trop se faire influencer par les autres. Les dès sont jetés pour Benjamin, mon nouveau binôme labellisé Ötillö, et moi ce sera combinaison Head Aeroflex SL (sans manche). Un choix pas très risqué par rapport à celui d’Anouch et Emily qui optent pour la bifonction Head Myboost Light 100% lycra et 0% néoprène.

Les derniers réglages ont lieu dans le coffre de nos voitures que nous abandonnons sur le parking de la finish-line pour un court transfert en bus dans une ambiance joyeuse vers le départ.

9h05, après un bref briefing du directeur de course Sergio Moreira le départ est donné simultanément pour les 3 formats de course (19k, 34k et 42k).
Ça part vite particulièrement pour les participants du Marathon. Une petite boucle de 300m pour étirer le peloton et nous voilà partis pour 1200m de natation dans une eau finalement pas si froide voire même agréable.

Sans vous détailler la course kilomètre par kilomètre, ce qui est parfois indigeste pour le lecteur,  je vais m’efforcer de vous restituer notre ressenti et les moments forts de notre périple.

Tout d’abord le dénivelé de 1800D+ peut laisser perplexe mais on comprend dès la première sortie d’eau que ça va grimper, le parcours est ponctué de montées parfois très raides et de descentes qui le sont autant. On court rarement à plat…

On enchaîne des passages dans une ambiance tropicale et luxuriante qui rappelle la jungle cannoise pour les connaisseur, des secteurs pavés façon Paris Roubaix, des coteaux de vignobles, on traverse des petits hameaux bourrés de charme. Les forêts d’eucalyptus parfument l’air ambiant.

Difficile de ne pas lever les yeux pour contempler le spectacle des perspectives du fleuve cheminant au travers de ces magnifiques collines.

Le dépaysement est assuré, la nage en eau douce un pur plaisir pour nous méditerranéens. Nous avons l’impression d’être des aventuriers qui sillonnent la vallée et les cours d’eau, on plonge, on nage, on ressort et on grimpe, on redescend et on se remet à l’eau, c’est grisant.

Finalement si on fait abstraction de la difficulté réelle du dénivelé, on est dans une agréable itinérance, on ne sait plus exactement à quel endroit de la carte on se situe, on évolue de façon bucolique vers l’arrivée enchaînant les bordures du fleuve, parfois les traversée, nous courons sur les berges, croisons de petits cours d’eau bien rafraîchissants tels des chercheurs d’or.

Tout au long de cette course, qui relève finalement plus d’une aventure, les locaux, les forces de l’ordre, les bénévoles ont été formidables. Le parcours bien équilibré et tracé au cordeau. Des ravitos en nombre suffisant. Bref une organisation au top. Bravo Sergio, on est conquis !

Bientôt au terme d’un dernier long run de 7,8k la finish-line, au loin sur l’autre berge, s’offre à nous, un dernier swim salvateur, je dis à Benjamin : “on va le savourer celui là” Avec le recul je pense que malgré la fatigue je n’avais pas vraiment envie que cette itinérance entre la terre et le fleuve se termine.

L’arrivée

L’arrivée tient toute ses promesses avec une belle ambiance où se mélange dans la bonne humeur les athlètes,  les locaux et les visiteurs. On reçoit encore un cadeau en plus de la jolie médaille, un magnifique polo Finisher, un stand photomaton permet d’immortaliser notre binôme. La récupération est assurée sur un stand de cuisine locale avec de délicieux petits sandwichs, des gâteaux traditionnels et des boissons, pendant que nous attendons les derniers arrivants.

En fin d’après midi nous regagnons notre Finca puis pour le diner direction une Churrasqueira authentique (restaurant portugais de grillades) dans une ambiance survoltée par nos récits de course.

Porto

Le lendemain nous quittons à regret notre Finca mais il nous reste une demi-journée pour profiter du charme de Porto. A l’image de notre périple d’hier, ici il n’y a rien de plat, nos muscles courbaturés nous rappellent déjà l’incroyable expérience que nous avons vécu la veille et on se soigne alors avec une belle sangria sur les quais bucoliques du Douro.

Et si au delà de la performance, c’était ça le Swimrun Tamega, une vraie parenthèse inattendue comme on aimerait en vivre plus souvent.

Alors rendez-vous l’année prochaine ?

Nous c’est sur on y sera !

Fonte: Swimrun France

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